Condamnée n° 3156


CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 32 mm, f/4.0, 1/800, 100 ISO

CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 32 mm, f/4.0, 1/800, 100 ISO

Date de la prise de vue : 21 juin 2014 à 8 h 50

Contexte de la prise de vue : Dans son livre La Photographie animalière (dont je vous parlerai dans une prochaine vidéo), Cédric Girard écrit que l’avantage des vaches, c’est d’être là quand les animaux sauvages ne montrent pas le bout de leur nez. Elles permettent au photographe de s’entraîner à maîtriser la lumière, le cadrage, et lui offre la chance de ne pas rentrer bredouille (ou brocouille, comme ils disent dans le Bouchonnois). Elles sont curieuses – parfois trop –, ne fuient pas même si vous arrivez avec vos gros sabots et sont donc des sujets très coopératifs pour des photos en milieu naturel. Ce cliché a été prise sur mon lieu de vacances, mais habitant à la campagne, elle aurait pu l’être « à portée de botte » de ma maison.

Autocritique : Si l’on garde exactement la même composition, il n’y a pas grand-chose à redire sur les paramètres de la prise de vue. À 100 ISO, nous avons le meilleur piqué possible et la vitesse d’obturation de 1/800 permet de figer le mouvement de la vache, animal généralement assez peu vif. Les barbelés, que l’on essaie le plus souvent de cacher sur les photos animalières (comme toutes les traces trop humaines) servent ici le sujet : les lignes diagonales légèrement obliques apportent du dynamisme à la photo, et ajouté au numéro porté par la vache sur chaque oreille, cette clôture est aussi porteuse de sens (bien qu’élevés en plein air, ces Charolaises n’en restent pas moins enfermées et destinées à être vendues pour être mangées – je précise que je ne suis pas végétarien).
Il me semble cependant que la composition aurait pu être améliorée. L’attitude de la vache à droite est intéressante, mais elle est coupée : il aurait fallu légèrement décaler le cadrage vers la droite ou dézoomer pour prendre la photo en plus grand-angle. On aurait également pu remonter les yeux de celle au premier plan, car son museau arrive peut-être un peu bas par rapport à l’espace disponible au-dessus de la tête. Si on incorpore la vache de droite à la composition, on peut se permettre de diminuer un peu l’ouverture (autour de f/7.1) pour gagner en profondeur de champ et qu’au moins sa tête soit nette (en revanche, garder du flou sur la vache à l’arrière-plan est souhaitable).
Dernière chose que l’on peut regretter : la lumière un peu dure. La photo a pourtant été prise avant neuf heures du matin, mais c’était le premier jour de l’été.

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