Monsieur Framboisier 2


CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 35 mm, f/4.5, 1/500, 400 ISO

CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 35 mm, f/4.5, 1/500, 400 ISO

Date de la prise de vue : 22 juin 2014 à 13 h 10

Contexte de la prise de vue : Je suis un gourmand, et j’ai souvent essayé de prendre en photo ce que je mangeais, mais jusqu’à ce cliché, mes essais étaient loin de faire honneur aux mets que je tentais d’immortaliser. Soit je me demandais après coup ce que j’avais voulu photographier – j’exagère à peine –, soit je devais faire appel à mes souvenirs pour trouver cela appétissant a posteriori. Les photos culinaires peuvent facilement avoir l’air désordonnées (pour rester poli) ou peu ragoûtantes : les plats semblent froids, sans structure, sales. Bref, il s’agit là d’un domaine de la photographie beaucoup plus complexe qu’on l’imagine.

C’est donc avec une certaine satisfaction que j’ai constaté au développement sous Lightroom que ce framboisier (mon gâteau préféré, réalisé par ma belle-mère pour ma fête) continuait à me faire saliver à l’écran.

Autocritique : Même si cette photo me donne toujours envie de m’en repayer une tranche, elle n’est pas pour autant parfaite. Tout d’abord, comme d’habitude, intéressons-nous aux paramètres. Pour un sujet aussi statique qu’une part de framboisier, une vitesse de 1/50 à cette focale, avec un objectif stabilisé (sinon il faut multiplier la focale par deux, soit 1/70 minimum dans ce cas), aurait suffi. Cela aurait permis de prendre la photo à 100 ISO et d’avoir la meilleure qualité d’image possible. La profondeur de champ est correcte, le cadrage me paraît satisfaisant et la prise de vue à hauteur de l’assiette me semble une bonne décision – cela évite « d’écraser » le plat. Comme souvent, l’amélioration de cette photo passerait par un peu de « scénarisation », c’est-à-dire de réorganisation des éléments formant cette composition. J’aurais pu essuyer la crème qui avait coulé et mieux disposer la cuillère (après l’avoir lavée ou changée) qui est étrangement coupée. La question du nettoyage pourrait également se poser, mais le flou rend le problème moins gênant.

En ce qui me concerne, une interrogation demeure : comment doit-on « couper » les plats et les assiettes lors du cadrage ? Y a-t-il une règle ?

Je terminerais en vous conseillant la lecture d’un article assez complet sur la photo culinaire, qui aborde même les bases de la photographie d’une manière générale (ouverture, vitesse, profondeur de champ, etc.).


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2 commentaires sur “Monsieur Framboisier

  • Nicolas hamelin

    Tu es trop dure avec toi même, la photo fonctionne , ca donne envie de manger une tranche du gâteau, il n’y a pas de regle pour le coupage, chacun sa facon de faire, ce qu’il faut c’est que ca marche, apres n’oublie pas qu’il y’a un coté artistique dans chaque type de photo, et la photo culinaire est un art assez compliqué en lui même.
    J’aime bien la photo et je suis sans doute pas le seul.

    • Jean-Baptiste Bournisien Auteur de l’article

      Merci de ton commentaire 😉
      C’est la deuxième fois qu’on me dit aujourd’hui que je suis dur avec moi-même !
      Je suis bien conscient qu’il y a un côté artistique dans chaque type de photo, et que la photo culinaire est en effet beaucoup, mais beaucoup plus compliqué qu’on peut penser au premier abord. C’est rare qu’une photo de ce type me convienne.