Par monts et par vaux


CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 55 mm, f/9, 1/160, 200 ISO

CANON EOS 100D, EF-S 18-55 IS STM à 55 mm, f/9, 1/160, 200 ISO

Date de la prise de vue : 30 juin 2014 à 18 h 32

Contexte de la prise de vue : On pourrait penser qu’un paysage n’est pas le sujet le plus compliqué à prendre en photo : il ne bouge généralement pas – ou peu – et dispose de toute la patience du monde pour attendre que vous vous décidiez à appuyer sur le déclencheur. C’est pourtant beaucoup moins simple qu’il peut sembler au premier abord. Je trouve qu’il y a peu de domaines de la photographie où la différence entre la scène vue et celle que l’on capture peut être aussi importante. L’une des principales raisons est, à mon avis, que l’on a des difficultés à enfermer dans un cliché l’immensité de ce que l’on a devant les yeux, à rendre compte des perspectives et des échelles, tout en mariant cela à une belle composition en terme de rendu des couleurs, de proportion, etc. J’ai personnellement beaucoup de mal à être satisfait de mes paysages et la plupart finisse dans la corbeille de mon ordinateur. Cette photo, pourtant loin d’être parfaite, est l’une des rares que j’ai gardées jusqu’à aujourd’hui.

Autocritique : C’est qu’il y a tout de même du bon dans ce cliché. Tout d’abord il s’agit d’un cas d’école d’application de la règle des tiers : un tiers pour le premier plan, un tiers pour le second et un tiers pour le ciel ; la maison est également située sur une ligne de tiers verticale, tout comme le coin du champ s’arrête à peu près sur l’autre ligne de tiers verticale. Néanmoins, j’imagine que certains trouveront peut-être cela trop classique ou rigide. J’aime le rendu des dégradés de vert, qui ne laisse pas de me subjuguer et qui est fidèle à la réalité.

Les paramètres sont globalement satisfaisant : l’ouverture de f/9 permet d’obtenir une bonne netteté de l’ensemble des plans (je ne pense pas que l’on puisse faire mieux avec ce matériel), la vitesse suffit bien sûr à figer la scène et 200 ISO limite le bruit. Peut-être aurais-je pu baisser à 100 ISO avec cet objectif stabilisé, même sans trépied ? C’est sans doute pinailler. Mon plus gros reproche ira au ciel, trop gris, bien que je n’y sois pas pour grand-chose. Il apporte une sorte de voile terne à la photo. J’ai essayé de pousser la saturation en bleu sur cette partie de l’image, mais il m’est difficile de juger si j’ai exagéré. Enfin, le choix de la maison au second plan n’est malheureusement le plus représentatif de ma belle région, contrairement à l’aspect globalement vallonné du paysage ; non qu’il ne soit pas joli ce chalet, mais il n’est pas typique pour deux sous.

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