Quelques normes pour un réseau modulaire

Dans mon précédent article, je vous confiais mon souhait d’opter pour un réseau modulaire, pour des raisons d’encombrement, de financement étalé dans le temps et d’évolutivité. Quand on fait ce choix, plusieurs possibilités techniques (mais pas seulement) s’offrent à nous.

En premier lieu, on peut être tenté par une approche que je qualifierais de “semi-traditionnelle”. C’est-à-dire de concevoir son réseau sur une surface donnée, comme si l’on disposait en permanence de cet espace, et d’ensuite étudier les endroits où il semblerait le plus pratique, le plus simple, de découper le réseau. Mais à vrai dire, je crois que c’est souvent là où le bât blesse, surtout si l’on désire obtenir des modules aux dimensions sensiblement égales. 

Cependant, lorsque l’on commence à se renseigner sur ce que d’autres ont fait avant nous, on se rend vite compte que certains ont pensé à ériger le réseau modulaire en “normes”. Quel intérêt me direz-vous ? Il est double, au moins. Tout d’abord, il permet de réaliser un grand réseau à plusieurs. Plusieurs modélistes peuvent réaliser chacun un module chez eux (parfois parce qu’ils n’auraient pas la place de faire plus grand d’ailleurs) et se retrouver lors d’une journée de club ou d’exposition, et connecter leurs modules pour y faire circuler de grandes rames. S’ils ont respecté une norme commune et bien définie, tout devrait bien se passer. Ensuite, d’un point de vue pédagogique, cela permet facilement de donner des indications précises, voire un mode d’emploi, à ceux qui voudraient réaliser un module : dimensions des interfaces, nombre et positionnement des voies, fabrication des pieds, etc. C’est donc une excellente manière de débuter.

Quelles sont ses normes ? Il en existe un certain nombre, si j’ose dire, mais je parlerai ici des trois qui m’ont semblé sortir du lot, ou en tout cas venir aisément au modéliste qui s’intéresse au sujet : le module junior, le modulino et le T-Track.

Le module junior, pour commencer, porte peut-être mal son nom, car on peut se dire qu’il ne s’adresse qu’aux enfants et aux adolescents. Or s’il a été imaginé justement pour séduire et initier avant tout ce public, il s’adresse en réalité aux modélistes de tous âges. Il se caractérise principalement par :

  • son échelle : le HO ;
  • la largeur de son interface : 40 cm ;
  • sa voie : unique centrée au milieu. 

Concernant ce dernier point, on parle en fait plus précisément de la contrainte en entrée et/ou sortie (ou si vous préférez aux interfaces) de module, car entre les deux, les voies peuvent se multiplier autant que désiré. D’autant plus que si les interfaces à droite et à gauche doivent faire 40 cm de largeur, rien n’interdit au module d’être plus large en son milieu. De même, il est tout à fait possible de réaliser un module comportant plus de deux interfaces… 

Bien sûr, la norme est plus précise que les trois points énoncés plus haut, mais si cela vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur le site officiel du module junior ou acheter ce hors-série de la revue Le Train.

Passons maintenant au modulino. Pour le coup, comme son nom l’indique relativement bien, il s’agit de petits modules, en tout cas plus petits que les modules junior. Voyons là encore ses principales caractéristiques :

  • son échelle : le HO ;
  • la largeur de son interface : 310 mm ;
  • la longueur du module : 20 à 80 cm ;
  • la voie : unique à 130mm du bord avant (donc excentrée).

Ici, étant donné la largeur des modules, il s’agira vraiment de voie unique et plus rarement davantage. 

Une fois de plus, la norme ne s’arrête pas là, mais concerne également l’électricité, la hauteur des pieds, etc. Cependant rien d’insurmontable, comme pour le module junior. On est pas à l’Afnor. Vous trouverez plus d’information ici.

Terminons donc par le T-Track, qui nous vient tout droit du Japon et des Etats-Unis. Et de l’australie aussi, me semble-t-il. Bref, cette norme ravira ceux qui n’ont vraiment pas beaucoup de place. Voyez plutôt :

  • son échelle : le N ;
  • la largeur de son interface : 355 mm ;
  • longueur du module : 310 mm (ou multiple de 310) ;
  • la voie : double à 38 mm du bord avant (donc excentrée).

Les modules sont donc grosso modo de la même taille qu’un modulino mais le N étant à l’échelle 1/160e (contre 1/87e pour le HO), on place dans le même espace beaucoup plus de choses. A commencer par deux voies plutôt qu’une. A ce sujet, c’est l’une des rares normes qui implique l’utilisation d’une marque spécifique : Kato. 

Là encore, il existe un site pour en savoir plus, en anglais néanmoins.

Voilà pour une rapide présentation des normes qui m’ont semblé les plus intéressantes et populaires.

Pour ma part, j’ai décidé d’opter pour des modules junior. A cause de l’échelle, d’abord, mais aussi de sa popularité et de sa souplesse tout en étant relativement précise. Le fait que ce soit une voie unique aux interfaces ne me dérange pas, car cela colle parfaitement au sujet de mon réseau. Mais cela, ce sera l’objet de mon prochain article, alors à bientôt 😉

2 commentaires sur “Quelques normes pour un réseau modulaire

  1. Salut JB ! C’est vrai que les normes ne manquent pas. En me renseignant il y a quelques temps, j’etait d’abord tombé sur le module junior, mais aussi sur les normes NEM du MOROP avec les 61 cm de large et ses 2 voies.
    Perso, je pense que je vais partir sur cette base, car mon espace le permet, et j’aime avoir mes aises !

    1. Salut Fabrice,
      Oui, il y a d’autres normes, et j’ai vu passer des choses sur les normes NEM qui sont assez incontournables (notamment, elles régissent les broches des décodeurs digitaux).
      Je pense que cela va être très sympas de suivre l’évolution de nos réseaux respectifs !

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